Pour financer la dépendance des retraités dont le coût ( Allocation Personnalisée d’Autonomie, APA) est en croissance de 5% par an, il va falloir trouver de nouveaux fonds. En effet, les 0,1 point s de CSG et la CSA ne financent à l’heure actuelle que 30% de dépenses.
Une proposition de la Comission des Affaires Sociales de l’Assemblée a proposé, entre autre, de rendre obligatoire la souscription à une assurance privée dès l’âge de 50 ans. Voilà une mesure étonnante à l’heure où l’on veut absolument conserver notre système par répartition ! Est-ce une mauvaise idée ? Certainement pas, et à vrai dire, il n’y a guère d’autres choix tant nos dépenses publiques sont élevées. Cependant qu’est-ce que cela signifie réellement ?
Les Français vont devoir payer une assurance privée pour sauvegarder leur système de retraite par répartition, voilà ce que cela signifie. Et ils risquent d’y prendre goût : meilleur rapport qualité-prix, assurance flexible et personnalisée…
C’est donc un jeu dangereux poiur les gouvernants qui tentent de conserver un système public trop coûteux en y réintroduisant le privé. Il sera alors de plus en plus difficile d’expliquer en quoi un système par répartition est souhaitable si, chaque fois qu’il est mis en difficulté, on nous force à utiliser un système par capitalisation…
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N’est-on pas là dans un cycle “classique” de l’expansion du gouvernement ?
Etape 1 – En plus des contributions sociales obligatoires, certaines personnes souscrivent à une assurance supplémentaire chez un fournisseur privé.
Etape 2 – Prenant la mesure du besoin, pour les personnes de s’assurer en plus des mécanismes publics en place, le pouvoir politique rend une telle souscription obligatoire (proposition de la CASAN).
Etape 3 – L’incapacité à financer une telle assurance pour les moins riches pousse l’Etat à créer une aide spécifique qu’il finance sur l’ensemble de la population, ce qui revient à nationaliser cette nouvelle assurance.
Certes, dans le cas présent le privé est censé porter secours au public, devenu incapable de trouver les financements. Mais il y aura bien un socialiste pour affirmer qu’au font, il vaut mieux confier tout cela à la Sécu, par “souci d’égalité”.
[...] Le premier montre, sur un ton assez jubilatoire, comme les méandres de notre sécurité sociale, et les coûts qu’elle représente, ont incité les parlementaires à proposer le recours à l’assurance privée pour délester la sphère publique de certaines préoccupations quant à l’allocation de dépendance : [...]
[...] Le premier montre, sur un ton assez jubilatoire, comme les méandres de notre sécurité sociale, et les coûts qu’elle représente, ont incité les parlementaires à proposer le recours à l’assurance privée pour délester la sphère publique de certaines préoccupations quant à l’allocation de dépendance : [...]