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Les faits de société à travers le prisme de l'économie…

Pile je gagne, face tu perds ! Quand la baisse de l’euro ne profite plus du tout !

Comment la baisse de l’euro peut-elle s’avérer néfaste aux entreprises européennes ?

Imaginons un pays de la zone euro qui exporte principalement à l’intérieur de la zone : appelons ce pays Allemagne et son principal partenaire France. Supposons que la valeur de l’euro diminue par rapport au dollar. Puisque l’Allemagne et la France ont la même monnaie, il n’y aura changement sur la compétitivité de l’Allemagne. Les entreprises allemandes continueront à vendre la même quantité de biens sans avoir à modifier leur prix. En fait, elles ne pourront pas augmenter leurs prix sans risquer que des entreprises hors zone euro leur volent des parts de marchés, c’est la loi de la concurrence.

Cependant, imaginons que ces entreprises allemandes aient besoins de matières premières qui s’achètent en dollar, par exemple du pétrole. Le coût des matières premières en euro est donc plus élevé, et l’ensemble des coûts de production augmentent !

Puisque les entreprises ne peuvent augmenter leurs prix et voient leurs coûts de productions croître, elles vont faire moins de profits. Ainsi, lorsque les échanges se font « intra-zone », la baisse de l’euro peut-être une malédiction ; aucun gain de compétitivité, pas de baisse des prix pour les consommateurs et baisse des profits pour les producteurs, en d’autres termes la concurrence internationale propose alors un jeu étrange où «pile ils gagnent, face nous perdons ! »

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Baisse de l’Euro, un Hymne à la Joie ?

Nous avons expliqué à plusieurs reprises que la baisse de l’euro entrainerait inévitablement une hausse des exportations grâce à une amélioration de la compétitivité–prix : en clair, ce qu’on produit coûte moins cher pour les pays étrangers donc ils en achèteront plus volontiers. C’est le cas du géant Daimler-Benz qui a augmenté ses ventes de Mercedes de 26% aux Etats Unis durant ces 4 derniers mois et prévoit un gain d’un milliard d’euro cette année. En réalité, les entreprises produisant pour des biens de consommations pour les pays étrangers seront toutes touchées par cette grâce. Beau temps en prévision pour l’industrie manufacturière allemande, le luxe français et le tourisme !

Cependant, la baisse de l’euro a des conséquences « inattendues »; disons moins remarquables de prime abord.

Que se passe-t-il pour les entreprises qui ne vendent pas des produits finis mais des biens industriels ? Lorsqu’elles sont engagées dans des contrats de long terme avec des firmes étrangères, c’est une partie du contrat qui peut changer et dès lors, il se crée une incertitude pour les entreprises européennes : faut-il renégocier ? Tout dépend de l’euro, s’il remonte ensuite, c’est la catastrophe ! On pourrait dire que ce n’est pas grave, c’est une question de stratégie et de prise de risque. Soit.

Plus grave alors, les grands groupes européens qui ont connu du succès en acquérant de nouvelles entreprises étrangères voient à présent le coût de ces acquisitions augmenter brusquement. Dans un tel contexte, peut-on s’attendre à ce que Santander ou Banca Intesa continuent leurs acquisitions aux Etats Unis, en Angleterre ou en Amérique Latine ? Le coût d’implantation est plus élevé et cela ralentira l’essor de nos grandes compagnies.

En réalité, la baisse de l’euro sera profitable pour certains, mais il faut garder à l’esprit que ce que l’on gagne d’un côté (compétitivité prix) est perdu de l’autre (financement sur le marché financier, coût d’implantation).

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La flexi-sécurité en crise…

Nous y sommes ! Les systèmes scandinaves que l’on vantés il y a peu sont aussi dans la tourmente. Mardi dernier, Lars Lokke Rasmussen, premier ministre danois annonçait qu’il fallait réduire la durée d’indemnisation chômage de 4 à 2 ans. Et pour cause, si le Danemark résiste plutôt bien à la crise actuelle, avec un recul du PIB de 5% l’an dernier et une prévision de +1,2% pour l’an prochain, son taux de chômage a grimpé de 1,6% à 4,2% en deux ans (en calcul national). L’agence Eurostat déclarait même un taux de 7,5%.

 

Un système envié par tous

Alors que se passe-t-il dans ce pays au système envié par tous ? La flexi-sécurité, c’est la volonté de combiner la faciliter d’embauche et de licenciement tout en garantissant d’importantes indemnités et un soutien dans la recherche d’emploi. Par définition, la flexi-sécurité permet donc de s’adapter rapidement à la conjoncture et  de sortir des crises.

Cependant, le volet « sécurité » s’avère de plus en plus coûteux à mesure que la population vieillit et que le nombre de chômeurs augmente. C’est pourquoi, même au Danemark, l’âge de la préretraite et de la retraite vont être repoussés à 62 et 67 ans et seront indexés sur l’espérance de vie dès 2015.

 

Flexibilité et Sécurité, il faut choisir !

 

Par ailleurs, une opposition profonde entre « flexibilité » et « sécurité » semble se faire jour.

Le Danemark, tout comme la Suède, ont vu le chômage de leurs jeunes littéralement exploser (une augmentation de 30% au Danemark). Et tout doucement, les politiques commencent à se demander s’il ne vaudrait pas mieux baisser les salaires de jeunes pour favoriser leur embauche. C’est ici, la faiblesse de n’importe quel système de « sécurité ». Lorsque la demande de travail de la part des entreprises diminue, c’est-à-dire en temps de crise ou de ralentissement de l’activité, des salaires trop élevés représentent un frein à l’embauche particulièrement si ces demandeurs d’emplois sont peu productifs , comme c’est le cas au Danemark.

 

Finalement, le modèle danois bien qu’indéniablement plus efficace que le nôtre, fait face aux mêmes difficultés : l’incitation à l’embauche est trop faible et pour remédier à cela, il ne faut pas de sécurité, mais un double changement dans la société : améliorer la formation afin d’augmenter la productivité des employés d’une part, car lorsque la productivité du travail augmente, sa rémunération suit. D’autre part, il va falloir favoriser l’accès des jeunes au marché du travail, ce qui implique aussi d’oublier pour un temps l’idéal d’égalitarisme devant l’emploi…

 

Source : La Tribune

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A lire absolument : Europe’s three great delusions

The continent’s leaders have still not grasped how much they need to do to save the euro

May 20th 2010 | From The Economist print edition

IT HAS been another turbulent week for the euro.

Investors have pondered the €750 billion ($950 billion) rescue plan devised by euro-zone finance ministers—and remain nervous (see article). The euro has fallen sharply. Fears that the rescue plan will not be implemented may grow. But the real worry is that the time the plan should buy may be wasted as a result of three delusions which have overtaken European leaders.

The first is shoot-the-messenger syndrome. Too many European politicians lay all the blame on speculators, hedge funds, rating agencies and the rest for “unwarranted” attacks on the euro. Such thinking has informed Germany’s decision to ban “naked” short-selling of government bonds. The German regulator itself admits that this practice played little part in the Greek mess. The ban will apply only in Germany, whereas most short-selling happens in London. If it has any impact at all, it will merely make it harder to sell government bonds.

The decision in Brussels to push through tough rules on hedge funds and private equity reflects an equally gormless view that such firms caused the financial crisis (see article). Nobody can deny that financial regulation needs to be improved. But to attribute the woes of euro-zone government-bond markets solely to evil speculators is dangerously misguided. In fact, investors everywhere (not least at home) have woken up, belatedly, to the extreme fiscal vulnerability of some euro-zone countries—and are now forcing budget cuts.

The second delusion might be termed excessive faith in shock-and-awe. Although the euro’s rescue plan took weeks to devise, €750 billion is an undeniably big number. The European Commission’s president, José Manuel Barroso, claimed it showed the euro zone would do “whatever it takes” to defend itself. Even less troubled euro-zone countries like Italy are pushing new fiscal austerity. Yet for Greece, faith in shock-and-awe seems misplaced. Even if it does everything it has promised (and it may well not), Greece will end up with public debt over 150% of GDP and at best meagre growth prospects. In truth, Greece’s debt problem is one of insolvency, not illiquidity—and insolvency cannot be rectified by piling on more debt, however shocking and awesome the amount. Instead, euro-zone governments and regulators should start planning now for an orderly debt restructuring, including the imposition of losses (“haircuts”) on banks that hold Greek debt.

Burying Greek busts

The third and most disturbing delusion is that deeper structural reform is not necessary; everything will be fine if only Greece and other euro-zone laggards cut their budget deficits. Several notorious fiscal reprobates are promising Angela Merkel that they will whip themselves into line. This is both masochistic and cowardly. On the one hand, sharply reducing demand in economies that are recovering only weakly from recession may cause much unnecessary pain. But an obsession with fiscal discipline may also be an excuse for politicians to run away from tackling Europe’s chronic imbalances and the loss of competitiveness in southern Europe.

Greece, Spain and Italy all made strenuous efforts to qualify for the euro. But once in, they relaxed and gave up the tiresome business of pushing through reforms to enhance competition, hold down labour costs and boost productivity. In fact their loss of monetary and exchange-rate flexibility makes these reforms more pressing—as the euro crisis has underlined. It also makes it imperative that Germany do more to boost domestic demand. How sad that most euro-zone governments still do not seem to get it; how pathetic that they cover their ignorance by blaming hedge-fund managers in London.

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Parler politique avec ses voisins ? Mieux vaut demander la permission !

Voici le titre d’un article du The Economist de cette semaine dans lequel on apprend qu’il existe une réglementation surprenante aux Etats-Unis à propos du rassemblement des citoyens autour d’un objectif politique.

En effet, des voisins de Seattle désireux de faire réformer une loi favorisant l’expropriation de leurs habitats se sont vus contraints de créer un groupe de « grassroots lobbying » (lobbying du peuple). C’est en effet la règle pour tout groupe visant à influencer la législation et dont les dépenses globales s’élèvent à plus de 500$ par mois.  Cependant, la loi ne s’arrête pas là. Il est alors obligatoire de détailler les noms, adresses, professions de tous les membres contribuant financièrement ou en nature à l’association à hauteur de … 25$ ! Enfin il est obligatoire de remplir un formulaire juridique complexe « compréhensible uniquement par des avocats » d’après les mots du journal.

Conséquences ? Les malheureux voisins de Seattle composés en partie de réfugiés politiques ont renoncé à leur action de peur de voir leurs informations personnelles publiées et accessibles à tous !

La même chose est arrivé au groupe « Conservative Enthusiasts » dont les membres abandonnèrent le combat de peur d’être reconnus comme conservateurs dans une ville qui les détestent, et cela simplement pour avoir apporté pour 25$ de bières à un meeting entre voisins…

Selon le cabinet Institue for Justice, cette loi restreint la liberté de parole et de rassemblement des Américains, particulièrement dans les Etats où le non respect des prérogatives peut entrainer des sanctions pénales allant jusqu’à 20 ans de prison en Alabama !

A méditer.

A voir : le site d’Institute For Justice

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La dépréciation de l’euro est-elle une bonne chose ?

Nicolas Bouzou disait hier dans les Echos que la baisse le l’euro est «une bonne nouvelle parce que cela va renforcer la compétitivité des produits européens et les exportations », ajoutant que «40% des exportations de la France se font hors zone».

Pourtant, les économistes sont souvent très méfiants à l’égard des dépréciations ou pire des dévaluations de monnaie. En effet, baisser la valeur d’une monnaie pour faciliter l’exportation, c’est s’exposer à une hausse des coûts des importations, c’est aussi accepter d’être une proie facile sur les marchés financiers (puisque les valeurs en euro sont moins chères pour les détenteurs d’autres devises…). Plus important, modifier la valeur d’une monnaie, c’est tricher sur un « prix » qui doit se fixer librement selon l’offre et la demande de monnaie et cela entraine toujours des erreurs, des mauvaises anticipations sur les marchés.

Alors pourquoi Nicolas Bouzou considère cette baisse comme une bonne chose ? Il sait pourtant qu’une baisse de l’euro qui facilitera les exportations va donner aux Européens le sentiment d’être compétitifs sans avoir besoin d’innover ni de s’améliorer en réduisant les coûts de production, jeu dangereux lorsque les marchés sont très concurrentiels.

En réalité, s’il ne s’inquiète pas, c’est parce qu’il s’intéresse au contexte économique. Dans un pays où la monnaie reflète la richesse des habitants, sa dévaluation aura les conséquences que nous avons citées (peu d’incitation à réduire les coûts, à innover, risque d’inflation « importée ») mais ce n’est pas le cas de l’euro.

L’euro doit représenter le pouvoir d’achat d’une monnaie utilisée dans plusieurs pays très différents. Or ces dernières années, l’euro, par les actions de la BCE et sous l’influence de l’Allemagne favorable à une monnaie forte, était davantage le reflet des économies les plus puissantes de la zone, particulièrement de l’Allemagne. Ainsi pour l’ensemble des pays en queue de peloton, l’euro n’avait aucun rapport avec la compétitivité et la richesse du pays, il était maintenu à un niveau trop élevé (exactement l’opposé de ce que fait la Chine par ailleurs !).

La crise que traverse l’UE a joué le rôle de signal pour les investisseurs étrangers, et ces derniers ont donc naturellement modifié leur comportement vis-à-vis de l’euro, se montrant plus réticents à en demander en échange des devises de nations plus avancées sur le chemin de la reprise, telles que la Chine et les USA. Cette dépréciation  n’est donc pas dangereuse puisqu’elle représente un retour à la normale, à la situation réelle de l’économie européenne.

Pour autant, si la baisse de l’euro sera indéniablement un facteur de reprise en Europe, il est nécessaire d’alerter les entreprises et les gouvernements de la zone sur la nécessité de poursuivre les efforts de compétitivité car une reprise durable passera par une compétitivité structurelle et non monétaire : c’est-à-dire des entreprises performantes capables d’innover, de réduire leurs coûts de production (et il faudra s’intéresser à la fiscalité des entreprises ici) et désireuses d’investir dans la zone.

En d’autres termes, la baisse de l’euro favorisera la reprise à la marge mais seule une restructuration et un assainissement en profondeur de la zone garantiront la croissance.

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Quand les politiques réinventent l’économie

Ce matin, Corinne Lepage, invitée d’Hedwige Chevrillon au 12-15 de BFM Radio, annonçait le congrès annuel de Cap 21, orienté autour de 4 axes : citoyen, économique, écologique et social.

Concernant la politique de la décroissance, si chère aux fondateurs de l’écologie politique moderne promue par le Club de Rome en 1957, l’eurodéputé précisait qu’une telle politique ne pouvait conduire qu’à des « ravages ».

Elle proposait alors d’«Inventer un nouveau modèle de développement qui prenne en compte le caractère fini des ressources dans lesquelles nous vivons, c’est indispensable ».

Madame Lepage aurait du se souvenir que c’est là tout l’objet de la science économique définie par Lionel Robbins comme la « science qui étudie le comportement humain dans la relation entre des fins et des moyens rares à usages alternatifs », dans Essay on the Nature and Significance of Economic Science (1932). Plus encore, elle aurait du s’intéresser aux travaux de Julian Simon (The Ultimate Resource, 1981) pour comprendre que le système le plus efficace pour réduire le gaspillage de ressources rares n’est autre que le marché. En effet, sur le marché, et à la condition essentielle que les ressources aient un propriétaire, le système de prix  et la concurrence disciplinent les comportements. Les producteurs étant contraints de réduire leur prix pour vendre leurs biens devront trouver le moyen le plus efficace pour produire. Puisque les ressources, naturelles et humaines sont rares et coûteuses, il est donc obligatoire de les utiliser de façon économe.

Si Cap 21 refuse le marché, quel système peut-il nous proposer qui remplacera la concurrence et permettra en même temps d’économiser les ressources ? Un contrôle public des ressources rares, l’Histoire nous a montré que cela était toujours voué à l’échec (pollution en URSS, sauvegarde des espèces menacées en Afrique, braconnage aux Etats-Unis, ces trois phénomènes ont disparu avec l’apparition de la propriété et la mise sur le marché des ressources en danger). En matière de sauvegarde des ressources naturelles comme humaines, il n’y a pas de troisième voie et malheureusement il n’en existe qu’une seule réellement efficace : le marché.

Cela peut paraître dur à entendre, mais la protection de l’environnement comme de n’importe quel type de biens ne peut passer que par la propriété et l’échange libre, les deux institutions qui fondent le système marchand.

A propos des études empiriques sur la supériorité du marché pour protéger les espèces en voie de disparition et les ressources naturelles, voir les travaux de Garett Hardin, Hernando de Soto, Bruce Yandle.

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Blog DFCG : L’euro est-il un échec ?

Blog DFCG : L’euro est-il un échec ?.

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Blog DFCG : Vivre dans l’imperfection : « Le Capitalisme idéal » par Nicolas Bouzou

A voir : la critique du livre de Nicolas Bouzou sur le Blog des professions financières sur :

Blog DFCG : Vivre dans l’imperfection : « Le Capitalisme idéal » par Nicolas Bouzou.

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Crise économique ou crise des libertés ?

Les crises sont historiquement une période de restrictions des libertés. Les gouvernements peuvent alors se cacher derrière la crise pour améliorer leur situation. C’est ce qui se passe dans le secteur minier sur le point d’être soumis à un nouveau régime fiscal destiné à approvisionner les caisses des Etats, et en première ligne de l’Australie.

Bref rappel des faits

Le gouvernement australien a annoncé son désir d’introduire « une taxe de 40% sur les profits des sociétés extractives de minerais en 2012 » (Les Echos). Cette annonce a eu l’effet escompté ; les autres pays producteurs emboitant immédiatement le pas. La Chine a affirmé son projet de réformer la fiscalité sur les compagnies extractives, puis le Chili.

Les conséquences « inattendues »

Ces super-impôts vont apporter une manne substantielle aux gouvernements et ce n’est pas un mal en ces temps de crise des déficits publics. Mais comment va réagir le marché ? Ou plutôt, comment vont réagir les différentes entreprises extractives ? Selon les analystes de Goldman Sachs JBWere, l’industrie du minerai est sensibles aux variations de coûts de production et principalement les petites entreprises. On voit déjà assez clairement deux conséquences à venir de cette taxe.

Tout d’abord, une relocalisation de l’activité comme le menacent les deux géants BHP Billiton et Xstrata.

Ensuite et cela est plus pervers, une modification structurelle de l’industrie. En effet, le gouvernement australien est conscient des risques qu’un tel impôt ferait peser sur l’industrie des minerais et a donc décidé de consulter BHP Billiton pour trouver un accord. Evidemment, seules les grandes entreprises pourront convaincre le gouvernement et cela leur donnera deux avantages : leur taille leur permet d’absorber plus facilement le nouvel impôt en « étalant les pertes » sur les grandes quantités vendues, mais aussi et surtout, ils pourront trouver des accords particuliers avec le gouvernement afin de limiter l’impact du nouvel impôt en échange par exemple de la promesse de rester sur le territoire.

Les petites entreprises seront donc contraintes de disparaître au profit de grands groupes ayant perdu leur indépendance  vis à vis des gouvernements. Si cela ne paraît pas si terrible de prime abord, il faudra s’en souvenir lorsque le prix des minerais augmentera et qu’on entendra alors les médias, politiques et consommateurs se plaindre des effets néfastes du capitalisme…

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RÈseau LHC

Encore un site d’économie ?

Les économistes sont restés dans leur tour d’ivoire depuis trop longtemps, au point qu’aujourd’hui ils sont accusés de tous les maux et ne trouvent plus de place pour s’expliquer. Trop abstraite, trop complexe, incapable d’expliquer les phénomènes actuels, voilà la conception qu’a l’individu lambda de l’économie. Ce blog a pour but de réconcilier cette discipline simple, vivante et intuitive avec ceux qui s’interrogent sur les problèmes que posent nos économies globalisées. Ici, pas de mathématiques, pas de grands discours ni de suites incompréhensibles de statistiques. Nous ramenons l’économie dans la réalité qu’elle n’aurait jamais du quitter…