Iconomie

Icône

Les faits de société à travers le prisme de l'économie…

Repoussez le remboursement de la Grèce!

La Grèce sera sauvée par l’Union Européenne et le FMI, coûte que coûte !

Cependant, la peur d’une contagion de la situation grecque aux autres pays membres est de plus en plus grande. Les « PIGS » (Portugal, Italie, Grèce, Espagne) font face à une spéculation forte qui pousse leur taux d’emprunt à la hausse. Plus ils empruntent, plus ils devront payer cher leurs remboursements…

En effet, les investisseurs craignant une faillite des Etats les plus endettés, demandent des garanties (des taux d’intérêt) de plus en plus élevés pour prêter leur argent. Dès lors, la spéculation conduit les Etats endettés dans un cercle vicieux : chaque emprunt coûte plus cher que le précédent et le risque de défaut de remboursement se précise…

En réalité, les risques sont moins grands que les investisseurs veulent bien le croire, et c’est bien la raison pour laquelle les hommes politiques se montrent si véhéments à l’égard du marché financier. L’action combinée de l’Allemagne et la France a bien montré que les Etats Membres seront solidaires et de ce fait que les risques de contagion sont surestimés.

Mais alors, pourquoi les investisseurs se montrent-ils si frileux ?

La raison est simple : c’est un problème de communication entre politiques et spéculateurs. Oui, parfaitement, un problème de communication !

Les conditions du plan de sauvetage de la Grèce sont trop sévères : réduire les dépenses de plus de 10% sur trois ans, augmenter les impôts (TVA notamment), bloquer les retraites ; et même avec une telle politique d’austérité les prévisions restent mauvaises : une dette représentant 140% du PIB dans trois ans… De quoi terrifier les investisseurs qui se disent que si le « sauvetage » est si mauvais pour un pays si petit, ce sera encore pire avec les autres. En refusant d’admettre que la situation de la Grèce mérite un plan de long terme car l’Etat est en faillite contrairement aux autres PIGS, les décideurs politiques ont brouillé la distinction qu’il existe entre la Grèce et les autres.

Pour empêcher la contagion, il faut alors annoncer clairement les choses : la Grèce est perdue, nous allons la récupérer mais cela prendre énormément de temps et demandera des efforts très coûteux ; ce n’est absolument pas le cas des autres pays de la zone dont la dette n’est pas la variable majeure de leur économie.

Il est bien évident qu’une telle communication n’est pas très populaire puisqu’elle revient à dire qu’un pays a failli, mais cela redonnerait aux marchés financiers la confiance nécessaire pour continuer à prêter aux autres Etats Membres…

Publicités

Classé dans:Soyons clairs !, , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Billets précédents

Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par courriel.

Rejoignez 9 autres abonnés

Partagez les articles que vous aimez!

http://www.wikio.fr

Encore un site d’économie ?

Les économistes sont restés dans leur tour d’ivoire depuis trop longtemps, au point qu’aujourd’hui ils sont accusés de tous les maux et ne trouvent plus de place pour s’expliquer. Trop abstraite, trop complexe, incapable d’expliquer les phénomènes actuels, voilà la conception qu’a l’individu lambda de l’économie. Ce blog a pour but de réconcilier cette discipline simple, vivante et intuitive avec ceux qui s’interrogent sur les problèmes que posent nos économies globalisées. Ici, pas de mathématiques, pas de grands discours ni de suites incompréhensibles de statistiques. Nous ramenons l’économie dans la réalité qu’elle n’aurait jamais du quitter…
%d blogueurs aiment cette page :