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Les faits de société à travers le prisme de l'économie…

La flexi-sécurité en crise…

Nous y sommes ! Les systèmes scandinaves que l’on vantés il y a peu sont aussi dans la tourmente. Mardi dernier, Lars Lokke Rasmussen, premier ministre danois annonçait qu’il fallait réduire la durée d’indemnisation chômage de 4 à 2 ans. Et pour cause, si le Danemark résiste plutôt bien à la crise actuelle, avec un recul du PIB de 5% l’an dernier et une prévision de +1,2% pour l’an prochain, son taux de chômage a grimpé de 1,6% à 4,2% en deux ans (en calcul national). L’agence Eurostat déclarait même un taux de 7,5%.

 

Un système envié par tous

Alors que se passe-t-il dans ce pays au système envié par tous ? La flexi-sécurité, c’est la volonté de combiner la faciliter d’embauche et de licenciement tout en garantissant d’importantes indemnités et un soutien dans la recherche d’emploi. Par définition, la flexi-sécurité permet donc de s’adapter rapidement à la conjoncture et  de sortir des crises.

Cependant, le volet « sécurité » s’avère de plus en plus coûteux à mesure que la population vieillit et que le nombre de chômeurs augmente. C’est pourquoi, même au Danemark, l’âge de la préretraite et de la retraite vont être repoussés à 62 et 67 ans et seront indexés sur l’espérance de vie dès 2015.

 

Flexibilité et Sécurité, il faut choisir !

 

Par ailleurs, une opposition profonde entre « flexibilité » et « sécurité » semble se faire jour.

Le Danemark, tout comme la Suède, ont vu le chômage de leurs jeunes littéralement exploser (une augmentation de 30% au Danemark). Et tout doucement, les politiques commencent à se demander s’il ne vaudrait pas mieux baisser les salaires de jeunes pour favoriser leur embauche. C’est ici, la faiblesse de n’importe quel système de « sécurité ». Lorsque la demande de travail de la part des entreprises diminue, c’est-à-dire en temps de crise ou de ralentissement de l’activité, des salaires trop élevés représentent un frein à l’embauche particulièrement si ces demandeurs d’emplois sont peu productifs , comme c’est le cas au Danemark.

 

Finalement, le modèle danois bien qu’indéniablement plus efficace que le nôtre, fait face aux mêmes difficultés : l’incitation à l’embauche est trop faible et pour remédier à cela, il ne faut pas de sécurité, mais un double changement dans la société : améliorer la formation afin d’augmenter la productivité des employés d’une part, car lorsque la productivité du travail augmente, sa rémunération suit. D’autre part, il va falloir favoriser l’accès des jeunes au marché du travail, ce qui implique aussi d’oublier pour un temps l’idéal d’égalitarisme devant l’emploi…

 

Source : La Tribune

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