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Les faits de société à travers le prisme de l'économie…

Un jour historique pour l’Europe ?!

Les Etats Membres ont enfin réussi à s’entendre sur le fonds d’aide aux pays endettés. Deux mesures phares se dégagent : les parlements nationaux n’auront pas à donner leur feu vert lors de l’activation du fonds et ce fonds empruntera aux conditions du marché.

Ces mesures devraient apporter une plus grande flexibilité et donc plus de réactivité de la part de l’UE en cas de risque de défaut d’un de ses membres. Une bonne nouvelle qui devrait ramener la confiance des investisseurs.

C’est un jour historique selon les journalistes économiques pour un raison majeure : le fonds européen va être mis en place selon un mode qui ne plaisait pas du tout à l’Allemagne il y a encore quelques semaines. En effet, l’Allemagne s’opposait à la création d’un tel fonds, c’est aujourd’hui chose faite (ou presque), de plus elle s’était opposée à l’émission d’Eurobonds, c’est pourtant ce qu’il va se passer puisque les « emprunts seront garantis par tous les pays de la zone euro, les Seize espérant ainsi faire bénéficier le fonds d’une notation AAA » selon Reuters. Alors doit-on se réjouir de cette nouvelle coopération des Etats de la zone ?

Doit-on se réjouir ?

Il y a deux façons de voir les choses, l’une plutôt optimiste, l’autre plutôt pessimiste.

La vision optimiste nous dirait que les Etats vont pouvoir assainir leurs économies (mener des politiques d’austérité ou de rigueur) à moindre frais grâce à la note de l’Allemagne. Par ailleurs, cela devrait ramener la confiance des investisseurs puisque les Etats Membres décident enfin de lutter ensemble et de prendre des mesures raisonnables et nécessaires pour sortir l’UE de son marasme.

Cependant la vision pessimiste nous rappelle que l’efficacité d’un tel système repose entièrement sur la santé de l’Allemagne, à présent moteur avoué et assumé de la zone, et sur son sésame financier : le AAA. Cela explique d’ailleurs son annonce de mener une politique de rigueur alors que sa situation est bien moins préoccupante que celle de ses voisins. Cela implique aussi que ce superfonds représente la dernière chance des Etats Membres ; si la croissance venait à se faire attendre trop longtemps et que les investisseurs perdent à nouveau confiance il n’y aurait alors plus aucun moyen de sortir la zone euro dans son ensemble du piège de l’endettement et de la stagnation.

A lire en complément : L’Allemagne se lance dans la rigueur (Le Temps)

« Bootstrapping : le mot que les Etats vont devoir apprendre » par Nicolas Bouzou (Boursorama)

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Classé dans:Infos éco, , , , ,

One Response

  1. […] garantir 120% de leur quote part au capital de la BCE et il y aura donc bien distinction des Etats. Le scenario pessimiste présenté hier n’est donc pas d’actualité, enfin, pas […]

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Encore un site d’économie ?

Les économistes sont restés dans leur tour d’ivoire depuis trop longtemps, au point qu’aujourd’hui ils sont accusés de tous les maux et ne trouvent plus de place pour s’expliquer. Trop abstraite, trop complexe, incapable d’expliquer les phénomènes actuels, voilà la conception qu’a l’individu lambda de l’économie. Ce blog a pour but de réconcilier cette discipline simple, vivante et intuitive avec ceux qui s’interrogent sur les problèmes que posent nos économies globalisées. Ici, pas de mathématiques, pas de grands discours ni de suites incompréhensibles de statistiques. Nous ramenons l’économie dans la réalité qu’elle n’aurait jamais du quitter…
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