Iconomie

Icône

Les faits de société à travers le prisme de l'économie…

On n’est pas les seuls à le dire…

Aux lecteurs de ce blog qui se demandent si notre point de vue est marginal voire fantasque, voici l’analyse d’Erik Izraelewicz d’hier sur la Tribune :

Les trois claques d’Angela à Nicolas

Oui, c’est une triple claque qu’Angela Merkel a infligée hier à Nicolas Sarkozy. Trois claques, trois « A » aussi.

A comme Agenda d’abord. L’agenda, un agenda superchargé, c’est l’Argument utilisé par Merkel pour justifier l’Annulation de ce dîner, à la dernière minute. Alors, c’est vrai que la chancelière avait un programme chargé ce week-end. Elle négociait son plan de rigueur pour les années à venir avec sa coalition. Pas facile. Cela étant, quand dans un couple, il y a de l’eau dans le gaz, on évite d’annuler un rendez-vous prévu de longue date.

Deuxième A, deuxième Affront, deuxième claque : « A » comme Austérité. En fait, hier, au lieu de dîner, Angela Merkel a annoncé un plan d’austérité comme on n’en a jamais vu en Allemagne depuis la fin de la guerre. Berlin va couper dans ses dépenses, à la hache. 80 milliards en quatre ans. Rien qu’en réduisant les crédits de l’Etat. L’armée, l’école, la construction, les chômeurs, les familles : de l’autre côté du Rhin, tout le monde à la diète…Et autrement qu’ici !

Il n’y aura finalement pas de hausses d’impôts…

C’est la concession de Merkel aux libéraux de sa coalition. C’est aussi une claque incidente à Nicolas Sarkozy qui a dû se résoudre, on le sait, à annoncer des hausses d’impôts – pour les plus riches seulement bien sûr.

En fait, cette annulation du dîner, cette politique d’austérité, ce sont clairement les signes que pour Merkel, c’est aujourd’hui, troisième « A » l’Allemagne d’abord – la dernière claque. Le comportement d’Angela Merkel, c’est aujourd’hui l’Allemagne d’abord. Il est vrai que la chancelière a quelques soucis chez elle. Une gestion de crise très critiquée, on lui reproche beaucoup d’avoir trop cédé aux Français d’ailleurs, des élections régionales perdues, des démissions en série, le président, un ministre… Angela Merkel cherche à reprendre la main, chez elle.

On peut comprendre que la France passe au second plan…

On peut s’en inquiéter aussi. On est toujours, on est de plus en plus, en Europe, dans le « chacun pour soi ». Alors même que nos économies sont de plus en plus interdépendantes, qu’il y a de plus en plus de problèmes communs. Giscard et Schmidt, les deux créateurs de l’euro, appelaient, il y a quelques jours, à une plus grande « intimité », c’était leur mot, entre les dirigeants des deux pays. Hier, pour l’intimité, c’était raté. C’était plutôt l’inimitié qui dominait. Et c’est dommage !

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Encore un site d’économie ?

Les économistes sont restés dans leur tour d’ivoire depuis trop longtemps, au point qu’aujourd’hui ils sont accusés de tous les maux et ne trouvent plus de place pour s’expliquer. Trop abstraite, trop complexe, incapable d’expliquer les phénomènes actuels, voilà la conception qu’a l’individu lambda de l’économie. Ce blog a pour but de réconcilier cette discipline simple, vivante et intuitive avec ceux qui s’interrogent sur les problèmes que posent nos économies globalisées. Ici, pas de mathématiques, pas de grands discours ni de suites incompréhensibles de statistiques. Nous ramenons l’économie dans la réalité qu’elle n’aurait jamais du quitter…
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