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Les faits de société à travers le prisme de l'économie…

Info Eco : Fitch dégrade la note de l’Irlande

Au lendemain de la mise sous revue de la note du pays par Moody’s, l’agence Fitch a annoncé ce lundi la dégradation de la note de Dublin. A la mi journée, les obligations d’État irlandaises se repliaient.

ans une situation budgétaire préoccupante, l’Irlande a vu ce mercredi sa notation financière être dégradée par l’agence Fitch à « A+ », contre « AA- » jusqu’alors. Dans le sillage de cette annonce, qui intervient au lendemain de la mise sous surveillance de la note du pays par Moody’s, les taux des obligations d’Etat irlandaises se sont tendus, tandis que l’euro a très momentanément marqué le coup face au dollar.

Evoluant en sens inverse des prix, le taux des obligations d’Etat irlandaises à 2 ans augmentait en début d’après-midi de 14 points de base, à 3,74%, tandis que le taux à 10 ans progressait de 6 points, à 6,44%. Dans le sillage de l’annonce, l’euro est brièvement redescendu sous le seuil de 1,38 dollar avant de rebondir aux alentours de 1,3870 dollar.

Recapitalisations massives

« La dégradation de la note de l’Irlande reflète le coût exceptionnel, et plus élevé que prévu, de la recapitalisation des banques irlandaises, notamment l’Anglo Irish », explique Fitch dans un communiqué. Mardi, Moody’s a mis sous revue la note « Aa2 » de l’Irlande, qu’elle avait déjà dégradé d’un cran en juillet dernier. L’agence Dominion Bond Rating Service (DBRS) a également annoncé avoir mis sous revue la note « AA » qu’elle accorde à Dublin.

 

Source : La Tribune

 

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Dégradation de la Grèce et non réaction des marchés ?!

Alors que Moody’s  dégradait de 4 crans la note de la Grèce et classait les emprunts de l’Etat dans la catégorie « spéculative », les marchés n’ont pas réagi aussi violemment qu’on pouvait s’y attendre. La bourse de Paris est stable (+0,43%) et l’euro est lentement remonté (1,2193) après sa baisse ce matin. Alors pourquoi personne ne semble inquiet de cette dégradation ? Les méchants spéculateurs seraient-ils devenus sages ? Peut-être sont-ce les agences de notation qui ont perdu toutes crédibilité ?

Une communication publique efficace

En réalité, la raison de la faible réaction des marchés est double. Tout d’abord, et il faut l’admettre quand c’est le cas, la communication des gouvernants européens s’est avérée payante. En insistant sur la particularité grecque, ils ont montré que le risque de faillite des autres Etats n’était pas de la même ampleur. De ce fait, ils ont ramené de la confiance sur les marchés financiers. Mais justement, si les marchés sont en confiance et qu’une note est dégradée, cela devrait causer un cataclysme ! Alors quoi ?

Une réciprocité de l’information

L’absence de réaction des marchés n’est pas surprenante à condition de bien comprendre une chose essentielle : la relation entre investisseurs et agences de notation n’est pas à sens unique mais réciproque. Ainsi lorsqu’une agence dégrade une note, les investisseurs réagissent mais l’inverse est aussi vrai. Lorsque les investisseurs ont des doutes sur le risque de leurs placements, ils demandent des taux plus élevés en guise de garantie – ce qui s’est passé dans le cas des bonds grecs – et voyant la situation se dégrader les agences modifient leur note.

Il est donc normal que la chute attendue ne soit pas arrivée, car en réalité elle a déjà eu lieu il y a plusieurs semaines ! Ce phénomène n’est pas rare et doit nous rappeler le rôle premier des agences de notations tant décriées – et à juste titre parfois – qui n’est autres qu’informer l’ensemble des investisseurs sur les tendances du marché et non de créer ces tendances…

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La dette grecque tombée au rang de «pourri»

Moody’s a dégradé de 4 niveaux les titres d’Athènes

L’agence de notation Moody’s a abaissé lundi soir, après la fermeture des places boursières, la note de la Grèce de quatre crans. Elle passe de «A3» à «Ba1», la reléguant à son tour dans la catégorie spéculative, ce qui reflète un risque de non-remboursement de sa dette publique. Les financiers parlent de titres «pourris» (junk).

La note Ba1 reflète «les risques liés au plan de sauvetage mis en place par les pays de la zone euro et le Fonds monétaire international», a expliqué Moody’s dans un communiqué. L’agence avait prévenu en mai qu’elle pourrait reléguer la note de la Grèce en catégorie spéculative.

En accord avec S & P et Fitch

«C’est un abaissement significatif», a réagi le stratégiste obligations de Morgan Stanley Smith Barney à New York. Interrogé par Bloomberg, il estime cependant que «ce n’est pas une surprise».

Après avoir atteint le sommet de 12,5% début mai, le taux des obligations grecques à dix ans reste supérieur à 8% (8,339% hier soir), et bien loin des 2,6% pour l’Allemagne. Depuis plusieurs séances, le taux des emprunts de la France s’inscrit en hausse. A échéance 10 ans, il s’établissait lundi à 3,094%, contre 2,85% il y a trois semaines, signe d’inquiétude dans la zone euro.

La Grèce a déjà subi des baisses de notation par les deux autres agences. Elle est notée BB+ par Standard and Poor’s, qui la range aussi dans les investissements «spéculatifs», et BBB– par Fitch.

Source : Le Temps

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Réguler les Agences par la concurrence !

Ce matin, François David, président de Coface, donnait son point de vue sur la régulation des agences de notation sur BFM.

Un point de vue fort instructif de la part d’un homme qui connaît bien le métier. Réguler les agences de notation disait-il en substance, ne doit pas passer par leur mise sous tutelle de l’Etat, ni par la création d’un contrôleur d’agences…

Comme souvent, les solutions les plus simples sont les meilleures. Pour inciter les agences à faire leur travail, il faut les forcer à se montrer transparentes, rigoureuses et indépendantes vis-à-vis des entreprises et Etats contrôlés. Comment faire selon lui ?

Par deux moyens qui se renforcent l’un l’autre : une diffusion de leurs analyses et de leurs conclusions d’une part et une mise en concurrence des agences de notation.

Pour réguler les agences, il faut une menace d’être évincé du marché à la moindre erreur de jugement et quel système favorise la sélection des meilleurs : la concurrence !

Voilà la conclusion de Mr David : concurrence et responsabilité des agences face à leurs notations.

Parfois, il est nécessaire d’écouter les spécialistes pour retrouver des solutions simples…

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RÈseau LHC

Encore un site d’économie ?

Les économistes sont restés dans leur tour d’ivoire depuis trop longtemps, au point qu’aujourd’hui ils sont accusés de tous les maux et ne trouvent plus de place pour s’expliquer. Trop abstraite, trop complexe, incapable d’expliquer les phénomènes actuels, voilà la conception qu’a l’individu lambda de l’économie. Ce blog a pour but de réconcilier cette discipline simple, vivante et intuitive avec ceux qui s’interrogent sur les problèmes que posent nos économies globalisées. Ici, pas de mathématiques, pas de grands discours ni de suites incompréhensibles de statistiques. Nous ramenons l’économie dans la réalité qu’elle n’aurait jamais du quitter…