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Les faits de société à travers le prisme de l'économie…

Délits d’initiés à Wall Street

FBI launches insider trading probe into major US hedge funds

According to the Wall Street Journal, investigators are looking into multiple insider-trading rings that reaped millions

The FBI has begun what is expected to be a far-reaching probe into insider trading with raids on hedge funds linked to some of Wall Street’s most high-profile and wealthiest players.

The sweep – which began with armed agents raiding the Connecticut offices of Level Global Investors and Diamondback Capital Management, both multibillion dollar hedge funds set up by former managers at Steve Cohen’s SAC Capital Advisors – is already affecting stocks: a collective $15bn was wiped off the valuations of Goldman Sachs, Morgan Stanley, Citigroup, Bank of America and JP Morgan Chase.

According to reports published in the Wall Street Journal, investigators from several law enforcement and regulatory agencies are looking into multiple insider-trading rings that reaped millions in illegal profits. An FBI spokesman confirmed last night that the agency was executing « court-ordered search warrants », but declined to elaborate.

One focus is whether proprietary information is being passed from companies to hedge funds by network of independent analysts and consultants.

The investigation is being directed by Manhattan US Attorney Preet Bharara. He said last month it was his belief that « illegal insider trading is rampant » on Wall Street and « the people who are cheating the system include bad actors not only at Wall Street firms, but also at Main Street companies. » Bharara continued: « Unlawful insider trading … is an affront not only to the fairness of the market but also to the rule of law. »

Industry figures already directly affected by yesterday’s raids include SAC veteran David Ganek, a prominent New York art collector and manager of Level Global. A spokesman for the firm confirmed the raids had taken place. « We are cooperating fully with the authorities and, at the same time, we are fully operational and continue to work diligently for the benefit of our investors. »

Agents also executed a search warrant at Loch Capital Management in Boston. Loch’s director’s, Tim and Todd brothers, are acquaintances of Steven Fortuna, a hedge-fund manager who pleaded guilty in an insider trading probe centred on the Galleon Group and is now a co-operating witness.

According to reports, the investigation also includes the major industry players SAC, Citadel Asset Management, and mutual-fund firms Janus Capital Group, Wellington Management Co. and MFS Investment Management, Deutsche Bank, UBS, and Prudential Securities.

The biggest stock holding of Diamondback, one of the firms raided and run by Rich Schimel, Lawrence Sapanski and Chad Loweth, is a 5.8% stake in Virgin Media, the UK pay-television company.Jacob Frenkel, a former federal prosecutor and lawyer with the SEC, noted to the Journal that it is a measure of the government’s seriousness that it has « opted not to issue grand jury subpoenas but instead use the search warrant process. »

The raids are not entirely a surprise. Over the weekend, the Journal reported a significant bust was expected. A California research analyst John Kinnucan had warned several of the firms that he’d been approached by « two fresh faced eager beavers from the FBI » who invited him to wear a wire-tap and to help the investigation into insider trading. Investigators told Kinnucan they wanted to tape his calls with is hedge-fund giant SAC. Kinnucan wrote he « declined the young gentleman’s gracious offer to wear a wire and therefore ensnare you in their devious web. »

 

Source : The Guardian

 

 

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Affaire Kerviel et Aléa Moral…

Jérôme Kerviel a été condamné hier à 3 ans de prison et 4,9 milliards d’euros (de dommages et pas d’intérêts, sic!). La Société Générale sort donc totalement blanchie de cette sombre affaire et ce qui permet d’affirmer cela est bien le montant des dommages qui ne seront d’ailleurs jamais remboursés.

Si la condamnation du trader semble logique, tous sourient face à la somme exorbitante annoncée par la court. En effet, c’est la condamnation la plus lourde déclarée par un tribunal en France et elle pèse sur un particulier. Mais beucoup ont déjà relevé cette absurdité! Ce qui nous choque d’autant plus c’est le peu de cas qui est fait de la défense de la SoGé : « nous ne sommes pas responsables, nous ne pouvions pas savoir ce que faisait cet électron libre avec nos fonds », voilà ce que disent les dirigeants en substance.

Mais alors, deux cas sont possibles. Soit les dirigeants mentent, comme beaucoup d’analystes financiers le pensent, puisqu’il est très difficile de cacher les lignes d’investissements et de dépenses quotidiens pour un trader, et la Société Générale est donc responsable d’avoir fermer les yeux sur les risques pris par son poulain. Soit personne dans la banque n’a rien vu (c’est la conclusion du juge), et alors il ne fait pas bon placer son argent dans une telle institution qui ne sait même où passent les fonds laissés à sa disposition. Finalement, l’aveu même de la SoGé est d’être totalement inefficace, incapable de contrôler ses propres activités…

Cependant, cette stratégie s’avère payante, puisque le juge (sûrement peu versé dans les « arcanes » de la finance) a donné raison à la banque. Et quelles sont les incitations qui découlent de ce procès: pour les trader, il va falloir être plus prudent, et c’est une bonne chose, mais pour les banques; elles pourront toujours cacher leurs responsabilités derrière l’avidité des traders… Le voilà l’aléa moral qui résulte d’un tel jugement: pour ne pas être condamnées, les banques n’ont qu’à se montrer de moins en moins regardantes sur les activités de leurs traders pour ensuite les accuser s’ils venaient à leur faire perdre de l’argent. En caricaturant un peu, on pourrait dire que les banques se couvrent en se montrant incompétente dans le contrôle de leurs activités financières.

Finalement, tant que les acteurs juridiques ne comprendront pas les mécanismes bancaires et financiers, une seule maxime demeurera pour paraphraser quelqu’un : « Greed is still good »…

 

A lire en complément : le blog de Dominique Seux

Et aussi : le blog à Lupus

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Bulls et Bears sont-ils devenus fous ?

Les variations boursières de ces derniers jours montrent une volatilité incompréhensible des marchés : deux jours de hausse puis une baisse, trois jours de hausse puis deux de baisse sans que les fondamentaux n’aient changé durant ces périodes ; plus étrange encore les banques sont attaquées avant de tirer les marchés à la hausse. Alors quoi ? Les spéculateurs sont fous ? Une guerre sans merci a-t-elle lieu dans l’ombre entre les optimistes bulls et les pessimistes bears ?

Bulls et Bears sont pessimistes

En réalité, il n’y a pas de lutte entre les spéculateurs béats et les sceptiques, tous sont pessimistes quant à l’avenir des marchés, et leurs craintes les poussent à mener des stratégies opposées en apparence seulement. Tandis que les uns attendent la lente reprise et ne répondent plus aux publications des indicateurs des derniers mois, les autres adoptent une attitude de pillards, prenant leurs bénéfices dès que le marché grimpe et se faisant, le poussant à retomber. Tout se passe comme si les premiers attendaient pour agir, tant ils sont peu confiants dans les indices présents, alors que les seconds avaient opté pour une spéculation de court terme puisque le long terme ne réserve rien de bon. Finalement, seuls leurs plans diffèrent, leur compréhension et leurs attentes demeurent identiques. Mais alors, ce pessimisme de rigueur (sic !) est-il normal ?

Pas de changement institutionnel

Depuis l’épisode grec, les effets d’annonce et les mesures de sauvetage se sont multipliés mais quid d’une UE unie et concertée sur les réformes de fond à mener dans le futur ? Si la crise grecque a prouvé une chose, c’est bien que les Etats Membres n’ont pas le même vision du rôle de l’Union et qu’il est donc impossible de s’entendre sur les directions à suivre pour l’Europe. Pourtant, il faudra agir parce que le cadre institutionnel européen demeure incomplet : plus de dirigisme ou plus de laissez-faire ? Relance ou rigueur ? Quelle relance ? Ces questions reflètent l’incapacité de deux cultures politiques et sociales à cohabiter sereinement.

Pire encore, l’économie européenne n’est pas au bout des réformes qu’elle avait pourtant promis de mettre en place comme le rappelle l’économiste Mario Monti dans The Economist : – la productivité dans les services est 30% inférieure à celle des USA car trop « protégées » par les barrières nationales qui réduisent l’incitation à l’effort ; – l’absence de compétition dans les secteurs coûteux aux Etats tel que la Sécurité sociale, rend le problème des déficits plus que préoccupant ; – l’absence d’un marché « digital » qui pourrait offrir une richesse évaluée à 4% du PIB européen ; – la protection  sociale des pays méditerranéens qui empêche l’emploi des jeunes entrants sur le marché du travail car faute d’avoir fait leur preuves, ils ne sont pas jugés rentables par les entreprises étant donné le coût du travail ; enfin – le fardeau fiscal de certain pays (France et Allemagne notamment) sur les entreprises et notamment les start-up qui réduit l’incitation à entreprendre et produire.

Voilà les véritables maux de nos économies européennes, et tant qu’ils ne seront pas considérés et pris à bras le corps par nos dirigeants, Bulls & Bears miseront sur le court terme au péril de nos économies….

Une lumière au bout du tunnel

Y a-t-il un espoir ? A en croire le sondage de Pew Research Center, les citoyens européens sont prêts pour les réformes : 73% des Allemands et 67% des Français interrogés estiment qu’ils vivraient mieux dans une économie de libre marché (contre respectivement 65% et 56% en 2007), soit autant si ce n’est plus que nos homologues Américains (68%). Cela veut dire que pour une fois, un homme politique qui voudrait se faire élire pourrait proposer un programme efficace à long terme !

Ne reste plus qu’à espérer que les politiques auront le courage de changer de discours et le savoir-faire pour mettre en place des réformes qui limiteraient leur sentiment de pouvoir mais améliorerait durablement la situation des citoyens…

A lire en compélement : le commentaire du Wolf (Blog à lupus)

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La crise est finie?!

Enfin ! Aujourd’hui tout va bien : l’euro (en légère baisse) s’éloigne de la barre fatidique des 1,20$ (à 1,25 ce matin), le CAC 40 résiste à la baisse de Wall Street avec une faible baisse (seulement 0,26 %) et la confiance dans les Etats est de retour (OAT à 10 ans Paris gagne seulement 0,58 %).

Alors bien sûr, ce n’est pas la panacée mais quand même, quel retour inattendu aujourd’hui !

Inattendu ? Pas vraiment, pas du tout même. En fait il faut bien regarder la date : vendredi 21 maiBon sang mais c’est bien sûr, c’est le jour où les cours ne veulent rien dire !

Volatilité, reprise de confiance ? On verra demain finalement parce qu’aujourd’hui c’est le jour de l’expiration des contrats à terme. Et oui on récupère les gains et l’euphorie trompe la tendance.  Pour savoir ce que feront les bénéficiaires il faudra attendre quelques temps et surtout ne pas faire de prévisions selon la séance d’aujourd’hui.

Cependant, si comme certains le supposent, cette journée vire au désastre, il ne faudra pas non plus y accorder trop d’importance ; gardons à l’esprit qu’aujourd’hui, les chiffres sont trompeurs, volatiles et voilés par des tendances illusoires. Terrifiant n’est-ce pas ? Normal, c’est le jour des Trois Sorcières

Comprendre l’impact des Trois Sorcières : La Tribune

Comprendre les causes des Trois Sorcières : Lupus !

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Vers une Union Européenne Allemande

L’interdiction de la vente à nu annoncée par Angela Merkel est clairement une mauvaise nouvelle pour les investisseurs. Cependant, cette décision unilatérale, non coordonnée fait office de « gadget » lorsqu’elle est prise par un seul pays.

Alors pourquoi s’être engagée rapidement dans une telle voie, au risque de se mettre à dos les autres Etats Membres ?

Il faut bien comprendre que Mme Merkel doit maintenant faire avec un parti d’opposition important dans son pays (SPD) et de ce fait, elle va devoir faire des concessions pour éviter un blocage de toutes initiatives futures au Bundesrat. Ce qui peut apparaître comme une mauvaise décision à l’échelle européenne doit donc d’abord être étudié au niveau de la politique nationale allemande.

Voilà un nouveau sujet de friction pour l’UE, désormais pour comprendre l’orientation de l’UE, il faudra comprendre la politique interne du pays qui soutient la zone…

Sur les effets de la vente à nu : Le blog à Lupus, les Echos

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Réguler les Agences par la concurrence !

Ce matin, François David, président de Coface, donnait son point de vue sur la régulation des agences de notation sur BFM.

Un point de vue fort instructif de la part d’un homme qui connaît bien le métier. Réguler les agences de notation disait-il en substance, ne doit pas passer par leur mise sous tutelle de l’Etat, ni par la création d’un contrôleur d’agences…

Comme souvent, les solutions les plus simples sont les meilleures. Pour inciter les agences à faire leur travail, il faut les forcer à se montrer transparentes, rigoureuses et indépendantes vis-à-vis des entreprises et Etats contrôlés. Comment faire selon lui ?

Par deux moyens qui se renforcent l’un l’autre : une diffusion de leurs analyses et de leurs conclusions d’une part et une mise en concurrence des agences de notation.

Pour réguler les agences, il faut une menace d’être évincé du marché à la moindre erreur de jugement et quel système favorise la sélection des meilleurs : la concurrence !

Voilà la conclusion de Mr David : concurrence et responsabilité des agences face à leurs notations.

Parfois, il est nécessaire d’écouter les spécialistes pour retrouver des solutions simples…

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L’euro en baisse, l’inflation en hausse !?

L’euro est aujourd’hui à 1,24 $, et malgré un léger regain, les analystes parient sur une baisse encore plus grande dans les mois à venir.

Dans le même temps, l’inflation connaît son plus haut depuis Décembre 2008, avec une augmentation de 1,5% sur un an en Avril dernier et de 0,5%  sur le mois dans les pays de la zone (source Eurostat).

Alors, la valeur de l’euro baisse et pourtant les prix augmentent dans l’UE, comment est-ce possible ?

Il y a deux raisons à cela : tout d’abord une augmentation des prix de l’essence et du tabac (des biens dits « addictifs », c’est-à-dire qu’on achète peu importe leur coût), mais surtout une augmentation des prix due aux importations. Comme l’euro baisse, il en faut plus qu’avant pour acheter un bien en dollar ou en yuan. Ainsi les entreprises qui achètent des biens étrangers voient leurs coûts de production augmenter et revendent plus cher ! C’est ce qu’on appelle l’inflation importée.

Evidemment, cela présente un avantage : les exportations coûtent moins chers donc les entreprises européennes peuvent vendre plus facilement à l’étranger, elles gagnent en compétitivité (l’excédent commercial est d’ailleurs passé de 2,4 milliards d’euros en février dernier à 4,5 milliards d’euros en mars). Mais il ne faut pas oublier le défaut majeur d’un euro faible et en inflation : tous les actifs en euros perdent de leur valeur et deviennent des proies faciles pour les investisseurs.

A l’heure où l’on accuse les spéculateurs de tous les maux, on comprend bien l’erreur de se féliciter d’une baisse de l’euro dont beaucoup de politiques et d’économistes se réjouissent naïvement…  (voir «La solution de l’inflation, la politique champagne »)

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L’or va-t-il encore grimper?

Voici l’analyse de Bill Bonner

Or, dollar et différentiel de taux meurtrier
Bill Bonner

Le dollar n’est plus ce qu’il était…
Pourquoi donc ?

Parce que ce n’est que du papier !

Signe des temps qui changent, dans le Wall Street Journal de mercredi, un éditorialiste suggérait que les Etats-Unis reviennent à l’étalon-or !

Le marché de l’or anticipe une explosion du système monétaire mondial
L’or est à des sommets — tandis que les actions stagnent sur 11 ans.

Aujourd’hui, l’or grimpe à l’annonce de bonnes nouvelles, comme des mauvaises.

De l’inflation ? L’or grimpe.

De la déflation ? L’or grimpe.

Les actions montent… l’or grimpe plus encore.

Lorsque les actions baissent, l’or grimpe malgré tout.

Pourquoi ?

Parce que le marché de l’or anticipe une explosion du système monétaire mondial.

Nous aussi !

Mêmes problèmes, même combat
Nous avons déjà vu ce qui se passe quand un petit pays accumule trop de dette : les investisseurs s’inquiètent. Les taux d’intérêt grimpent. Le pays ne peut plus emprunter pour couvrir ses déficits… ou payer ses prêts passés. Un désastre.

Mais la situation de la Grèce n’est pas très différente de la situation dans des dizaines d’autres pays — dont le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la Grande-Bretagne, la France et…

Les Etats-Unis sont eux aussi, dans le même bourbier
Le pays est déjà si endetté que même si l’on taxait 100% des revenus des Américains, les recettes engendrées ne suffiraient pas à couvrir le déficit. Et même si l’on réduisait de 100% le budget du Pentagone, on serait toujours en déficit.

Il faudrait un acte de courage politique remarquable et beaucoup de discipline pour remettre les Etats-Unis sur la voie des finances saines.

Nous ne voyons rien de tel se produire.

Nous voyons plutôt plus de déficits…

Si les taux d’intérêt grimpent plus vite que le taux de croissance…
La dette publique des Etats-Unis frôle les 100% du PIB. La Grèce en est à 120% du PIB… bientôt 150%.

Lorsque la dette atteint 100% du PIB, l’économie doit croître au même rythme (au moins !) que le taux d’intérêt de la dette — sans quoi cette dernière pèsera de plus en plus lourd dans le budget de l’Etat et l’étouffera (hausse du service de la dette).

Si l’on payait 5% d’intérêt sur la dette… et si la croissance du PIB était de 5%… on consacrerait toute la croissance additionnelle à rembourser les intérêts sur la dette. On ferait alors du surplace, mais au moins la situation ne s’aggraverait pas.

Mais si la croissance est plus faible que les taux d’intérêt…

Justement, cas pratique :
Aux dernières nouvelles, la croissance américaine était de 3,2%… probablement en déclin (et nous laisserons de côté la question de savoir si cette croissance est réelle ou fictive).

Or les coûts d’emprunt de long terme se dirigent vers les 5%.

Un différentiel de taux qui jouera en défaveur du budget américain déjà bien lourd et de plus en plus au fur et à mesure que les taux d’intérêt remonteront.

Or ils remonteront à mesure que les investisseurs perdront progressivement confiance dans la capacité des Etats-Unis de payer… ainsi que dans leur volonté (ou capacité) d’empêcher le dollar de chuter…

Le point de non retour est déjà derrière nous
Il est probablement déjà trop tard.

Nous avons probablement déjà dépassé le point de non-retour, comme le soutiennent les économistes Rogoff et Reinhart.

Selon nous, les Etats-Unis pourraient sauver leur peau s’ils faisaient un effort extraordinaire pour la réduction budgétaire.

Ceci dit, nous n’attendrons pas qu’ils passent à l’action les bras croisés.

A la place, nous allons acheter plus d’or.

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L’or pulvérise les 1000€ l’once (I. Mouilleseaux)

Rien de tel qu’une preuve empirique de ce que nous avancions à propos de l’or :

L’or pulvérise les 1 000 euros l’once (retrouvez l’Edito des Matières Premières & Devises ici)
Isabelle Mouilleseaux

Cher investisseur,

Pas de point hebdomadaire étoffé sur les marchés matières cette semaine. Je vous propose donc une version light.

Retenez que l’euro continue de plonger contre le dollar. Passant la semaine dernière de 1,2791 $ à 1,2383 $ en fin de semaine. 1,2284 $ ce matin ! Rien ni personne ne semble pouvoir l’arrêter dans sa chute.

Pas étonnant de voir l’once d’or en euro flamber. Il a allègrement franchi la barre symbolique des 1 000 euros l’once ! Les flux de capitaux qui vont s’investir dans l’or sont inextinguibles. Valeur refuge contre l’inflation, le chaos, la dépréciation monétaire, le désordre économique… il a tout pour plaire par les temps qui courent.

+50% de hausse depuis septembre, +25% depuis le début de l’année… les investisseurs lui font confiance.

Cours de l'once d'or en euros depuis le 1er janvier 2010. (Source : Graphique 24HGold.com)

Cours de l’once d’or en euros depuis le 1er janvier 2010.
(Source : Graphique 24HGold.com)

L’argent comme les platinoïdes ont suivi le mouvement haussier de l’or cette semaine (voir cours ci-dessous).

Du côté du pétrole, c’est toujours le repli. 70 $ le WTI ce matin… loin des 90 $ que nous frôlions il y a quelques semaines encore. Après un possible rebond à court terme, le baril devrait reprendre sa chute nous dit Sébastien Duhamel, analyste de l’investisseur Or & Matières.

Les perspectives de reprise économique dans nos pays occidentaux sont mises à mal, alors même que la lutte contre la surchauffe économique chinoise s’intensifie, ce qui risque de ralentir le seul moteur qui tire actuellement la croissance de la planète. Pire, la Chine tire quasiment à elle seule la demande en matières premières, pétrole et en métaux de base en tête. Tout ralentissement serait pour cette classe d’actifs préjudiciable.

Après leur récent décrochage, les métaux de base se sont stabilisés la semaine dernière. Mais ce matin, le rouge vif s’impose face au fort repli de l’euro/dollar.

Cours à
3 mois
Vendredi
7 mai
2010
Vendredi
14 mai
2010
Variation/ semaine
Aluminium* 2 091 2 107 0,77%
Cuivre* 6 919 6 986 0,97%
Plomb* 2 008 1 980 -1,39%
Nickel* 22 220 22 175 -0,20%
Etain 17 650 17 575 -0,42%
Zinc* 2 080 2 087 0,34%
Acier (Méditerranéen) 495 475 -4,04%
Or (spot) 1 208,00 1 231,40 1,94%
Argent (spot) 18,4 19,34 5,11%
Platine (spot) 1 660,00 1 717,00 3,43%

* cours en $ sur le LME à trois mois

Côté softsblé, maïs et soja s’affichent en repli sur la semaine. Plombés par la hausse du dollar, mais aussi par des emblavements (mise en terre des semis) qui se déroulent rapidement et dans de bonnes conditions aux Etats-Unis. Ce qui laisse présager de bonnes récoltes à venir.

Blé, maïs et soja cotaient respectivement 4,68 $, 3,59 $ et 9,43 $ le boisseau à Chicago vendredi soir, livraison trois mois.

Un petit mot sur le sucre qui a atteint avec une rapidité inouïe mon objectif de 13 cents la livre de sucre, que je m’étais fixé mi-février alors qu’il cotait autour de 27 cents. Si vous avez shorté le sucre, débouclez votre position.

L’Organisation internationale du sucre (ISO) anticipe un excédent de sucre pour la saison 2010/2011 de 2,5 millions de tonnes. Pour la saison en cours, le déficit devrait se chiffrer à 8,5 millions de tonnes, contre 9,4 prévus en début d’année.


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Commission d’enquête contre les spéculateurs?

Voici une info de la Tribune :

Le porte parole du PS Benoît Hamon a annoncé lundi matin que le groupe parlementaire socialiste demanderait ce mardi l’ouverture d’une commission d’enquête pour savoir qui sont les spéculateurs et quelles sont leurs méthodes.

C’est Benoît Hamon qui en a fait l’annonce lors de son point presse hebdomadaire : les députés socialistes vont demander ce mardi la création d’une commission d’enquête sur la spéculation qui affecte la zone euro .

Le porte-parole du PS a précisé la vocation de cette commission parlementaire : « Savoir qui spécule contre les intérêts des peuples » et identifier les « méthodes » qu’utilisent les spéculateurs.

La Tribune, 17 Mai 2010

Que signifierait vraiment l’existence d’une telle commission?

Deux choses. Tout d’abord, condamner ces méchants spéculateurs. Mais de quoi sont-ils coupables? Ils sont les individus et investisseurs qui acceptent de confier leurs fonds à des Etats surendettés, et en contrepartie ils demandent un intérêt puisque leur argent va être immobilisé pendant un certain temps et ce placement comporte un risque… Les condamner revient donc à limiter encore les fonds des Etats!

Par ailleurs, « enquêter » sur ces spéculateurs parce qu’on les juge dangereux revient à « enquêter » sur les consommateurs d’un bien particulier dont on n’apprécie pas le prix… Pourtant, le prix sur un marché n’est ni bon ni mauvais, il est le reflet des préférences de milliers de consommateurs face aux capacités des producteurs.

Monsieur Hamon, en vous en prenant aux offreurs de crédits, vous vous en prenez tout bonnement aux citoyens que vous voulez protéger…

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RÈseau LHC

Encore un site d’économie ?

Les économistes sont restés dans leur tour d’ivoire depuis trop longtemps, au point qu’aujourd’hui ils sont accusés de tous les maux et ne trouvent plus de place pour s’expliquer. Trop abstraite, trop complexe, incapable d’expliquer les phénomènes actuels, voilà la conception qu’a l’individu lambda de l’économie. Ce blog a pour but de réconcilier cette discipline simple, vivante et intuitive avec ceux qui s’interrogent sur les problèmes que posent nos économies globalisées. Ici, pas de mathématiques, pas de grands discours ni de suites incompréhensibles de statistiques. Nous ramenons l’économie dans la réalité qu’elle n’aurait jamais du quitter…