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Les faits de société à travers le prisme de l'économie…

Financement de la dépendance des retraités : un aveu de faiblesse ?

Pour financer la dépendance des retraités dont le coût ( Allocation  Personnalisée d’Autonomie, APA) est en croissance de 5% par an, il va falloir trouver de nouveaux fonds. En effet, les 0,1 point s de CSG et la CSA ne financent à l’heure actuelle que 30% de dépenses.

Une proposition de la Comission des Affaires Sociales de l’Assemblée a proposé, entre autre, de rendre obligatoire la souscription à une assurance privée dès l’âge de 50 ans. Voilà une mesure étonnante à l’heure où l’on veut absolument conserver notre système par répartition ! Est-ce une mauvaise idée ? Certainement pas, et à vrai dire, il n’y a guère d’autres choix tant nos dépenses publiques sont élevées. Cependant qu’est-ce que cela signifie réellement ?

Les Français vont devoir payer une assurance privée pour sauvegarder leur système de retraite par répartition, voilà ce que cela signifie. Et ils risquent d’y prendre goût : meilleur rapport qualité-prix, assurance flexible et personnalisée…

C’est donc un jeu dangereux poiur les gouvernants qui tentent de conserver un système public trop coûteux en y réintroduisant le privé. Il sera alors de plus en plus difficile d’expliquer en quoi un système par répartition est souhaitable si, chaque fois qu’il est mis en difficulté, on nous force à utiliser un système par capitalisation…

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Fiscalité: cibler les niches, le chenil ou les chiots?

Le PS aurait-il décidé de se mettre à dos l’ensemble de son électorat ?

Dans sa proposition pour financer les retraites apparaissait un point plus qu’étonnant : la hausse du forfait social de 4% à 20% sur l’intéressement et la participation. Normal pourrait-on penser, c’est dans la logique de taxer les « hauts » revenus !

Sans céder au débat sur la définition d’un haut revenu (rappelons simplement qu’en économie, un « riche » est une personne qui vit des intérêts de son patrimoine…), cela pose tout de même un problème : les intéressement et participation concernent plus de 10 millions de salariés en France (voir 15 millions selon certains analystes…). Alors a-t-on autant de hauts revenus en France ? Si c’était le cas, il est évident que nous ne serions pas dans la situation qui est la nôtre aujourd’hui…

Non. Décidemment il semblerait que le PS n’en soit plus à cibler les « niches » mais l’ensemble du chenil ! A présent tout le monde doit être taxer, quitte à ce que les classes moyennes en souffrent les premières !

Rappelons simplement une chose, lorsque les revenus des salariés sont taxés, c’est le pouvoir d’achat et la compétitivité qui en pâtissent… Le voilà donc le fameux volet social du PS ? Espérons qu’on ne le prenne pas en pleine tête…

Enfin, si ces propositions devaient passer, alors la stagnation de l’économie française ne ferait que reporter le problème sur les générations futures.

A force de vouloir « sanctionner » les riches cachés dans leurs niches, c’est l’ensemble du chenil et des chiots à venir qu’on va sanctionner, et là, on pourra parler de sanction durable…

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Retraite : quand l’idéal socialiste mène au marché…

Pierre Moscovici expliquait ce matin sur BFM qu’il ne fallait pas toucher à la retraite à 60 ans et qu’il ne fallait absolument pas abandonner le système par répartition.

Alors comment combler le trou creuser par des retraites de plus en plus nombreuses ?

Sa solution est louable : conserver le droit de partir à 60 ans et inciter les individus à travailler plus longtemps par un système de « sur-côte ».

L’idée est séduisante mais elle ne répond pas à la question du financement. En réalité, cela revient à laisser les individus agir comme ils l’ont toujours fait à la différence qu’ils gagneront encore plus en travaillant plus longtemps, donc le trou risque de s’agrandir ou plutôt de s’approfondir…

Pourtant, la volonté de Mr Moscovici de laisser les individus choisir combien de temps ils doivent travailler est incontestablement bonne. Alors comment appliquer cette idée, si proche des valeurs de liberté et de responsabilité chères aux idéaux français, à un système financièrement soutenable ? Comment laisser les individus choisir et supporter le poids de leurs décisions ?

Et bien, il n’y a qu’une seule solution que Mr Moscovici connaît mais ne peut accepter pour des raisons idéologiques : la retraite par capitalisation…

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RÈseau LHC

Encore un site d’économie ?

Les économistes sont restés dans leur tour d’ivoire depuis trop longtemps, au point qu’aujourd’hui ils sont accusés de tous les maux et ne trouvent plus de place pour s’expliquer. Trop abstraite, trop complexe, incapable d’expliquer les phénomènes actuels, voilà la conception qu’a l’individu lambda de l’économie. Ce blog a pour but de réconcilier cette discipline simple, vivante et intuitive avec ceux qui s’interrogent sur les problèmes que posent nos économies globalisées. Ici, pas de mathématiques, pas de grands discours ni de suites incompréhensibles de statistiques. Nous ramenons l’économie dans la réalité qu’elle n’aurait jamais du quitter…