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Les faits de société à travers le prisme de l'économie…

Révolution sociale ou socialiste ?

Dans son billet du jour, Favilla nous présente les revendications salariales des employés chinois comme une révolution socialiste similaire à celles qu’a connues l’Europe au 19ème siècle.

Sans doute pense-t-il qu’une mobilisation des ouvriers pour être rémunérés selon la richesse qu’ils créent est le symbole d’une lutte entre prolétaires et capitalistes ?

Dans ce cas, comment expliquer que ce sont les analyses « libérales » qui concluent toujours à la nécessité de protéger la partie la plus faible dans un contrat et particulièrement un contrat de travail ? A-t-il oublié que la naissance des syndicats est l’œuvre des penseurs libéraux ? Peut-être pense-t-il que la raison des suicides en Chine, ainsi que les récents lynchages d’enfants sont le fait de patrons qui ont aliéné leurs employés plutôt que l’expression d’un sentiment d’impuissance face à un pays qui « régule » l’information ou contrôle les créations d’entreprises pour ceux qui n’appartiennent pas au Parti ?

Rappelons-nous que la Chine a sombré dans la pauvreté lorsqu’elle a érigé la Muraille, qu’elle est devenue un acteur majeur lorsqu’elle a commencé à s’ouvrir et que les salaires augmentent grâce à cette ouverture aux autres pays…

Cette démonstration de force des ouvriers chinois n’est pas le reflet d’un combat contre le capitalisme mais l’expression du combat que mène le capitalisme contre un système qui ne peut que céder.

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Retraite, injustice et symbole…

Le relèvement de l’âge légal de départ à la retraite est confirmé par le gouvernement !

Fidèles à leurs idées qu’une population qui vit de plus en plus longtemps doit aussi travailler plus longtemps, ils ont agi sans plier sous les menaces des grands groupes de pression : syndicats et fonctionnaires.

Fidèles à leurs idées ?

S’ils ont relevé l’âge de départ, ils n’ont cependant pas mis en place la fameuse « convergence » entre public et privé. En effet, ce matin, on pouvait lire partout que la SNCF avait rassuré ses cheminots sur le fait que leur retraite à 50 ans ne bougerait pas. Ouf ! Les hommes et femmes faisant mission de service public et qui plus est dans des conditions de pénibilité extrême (c’est bien pour cela qu’il existe la prime « charbon ») sont épargnés par les réformes de l’Etat.

La première conclusion que l’on peut tirer est donc que le gouvernement marchera sur des œufs avec les groupes organisés, capables de mobiliser les masses, c’est-à-dire les fonctionnaires et les grands syndicats.

L’écart public-privé est « plus symbolique qu’inefficace »

Voilà ce qu’on pouvait lire ce matin dans les Echos ou entendre sur BFM. Inutile d’aligner les retraites publiques sur le privé parce que cela attaquerait un symbole sans pour autant permettre des économies substantielles.

Mais justement Mesdames et Messieurs du gouvernement, ne comprenez-vous pas que dans un climat morose, empli d’incertitudes, ce sont les symboles qu’il faut changer ! A l’heure où la moindre annonce du gouvernement change la tendance des marchés, affirmer le statu quo ne peut être salutaire.

En vérité, ils se savent mais sont coincés comme toujours, entre la recherche d’efficacité et les forces d’inerties sociales. Lorsqu’il s’agit de prendre une mesure coûteuse, il est plus facile de la faire peser sur la population la plus grande et la mieux organisée et d’en écarter les petits groupes, facilement identifiables ayant voix au chapitre. Cependant, il faut garder à l’esprit que ces petits groupes favorisés grandissent et que bientôt il faudra choisir, faute de voir les budgets de l’Etat s’effondrer sous leurs propres déficits.

En attendant, il ne reste plus qu’à observer les vrais créateurs de richesses quitter un navire qui les a trop longtemps soumis au supplice de la planche.

A lire en complément: L’analyse de Lupus sur un autre groupe organisé, les bénéficiaires de la PAC.

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RÈseau LHC

Encore un site d’économie ?

Les économistes sont restés dans leur tour d’ivoire depuis trop longtemps, au point qu’aujourd’hui ils sont accusés de tous les maux et ne trouvent plus de place pour s’expliquer. Trop abstraite, trop complexe, incapable d’expliquer les phénomènes actuels, voilà la conception qu’a l’individu lambda de l’économie. Ce blog a pour but de réconcilier cette discipline simple, vivante et intuitive avec ceux qui s’interrogent sur les problèmes que posent nos économies globalisées. Ici, pas de mathématiques, pas de grands discours ni de suites incompréhensibles de statistiques. Nous ramenons l’économie dans la réalité qu’elle n’aurait jamais du quitter…