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Les faits de société à travers le prisme de l'économie…

Le cas étrange de la Pologne

A l’heure où les politiques et économistes s’interrogent sur les façons de soutenir la croissance tout en limitant les dépenses publiques, tous les pays semblent redécouvrir les « vertus » keynésiennes. Tous ? Non, un petit pays résiste encore et toujours à l’envahisseur…

Pas la Gaule bien sûr, mais la Pologne. Un pays bien étrange aux vues de ses stratégies économiques. Alors que la crise s’abattait sur le monde, les polonais ont réduit les impôts sur le travail, adopté une « flat tax » et coupé les dépenses publiques.

Ils sont fous ces Polonais ! A l’époque où tous les pays ont soutenu leur économie et investissant massivement et en relançant la demande, voilà des Polonais qui choisissent délibérément de couper les dépenses publiques et de réduire les taxes, entrainant leur pays vers une inéluctable stagnation…

Stagnation, absolument pas ! rétorquent les Polonais. En 2007, un taux de croissance réelle de plus de 6%, le seul pays à avoir connu de la croissance en 2008 (environ 5%) et une estimation pour 2009 de 1,7%.

A bien y regarder, il semblerait qu’ils aient eu raison de défendre bec et ongle une gestion rigoureuse et de ne pas céder aux sirènes keynésiennes…

Prenons-en de la graine, sinon dans un temps pas si lointain nous risquerions d’entendre ces mêmes Polonais hurler en cœur «Non au boulanger Français ! »

Sources : OCDE.

A voir en complément : Passage de Crise, quelques facteurs qui ont fait toute la différence (Blog à Lupus)

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Nostradamus du tout et de son contraire…

Jacques Attali intervenait ce matin sur BFM pour présenter son livre « Tous ruiné dans dix ans ? » et nous donnait alors sa vision de la situation de l’UE.

« Il faut un gouvernement européen avec une politique budgétaire et fiscale commune », c’est à dire un gouvernement qui se substitue aux Etats pour emprunter et créer de la croissance.

Evidemment ce serait la solution si tous les pays se ressemblaient, s’ils avaient une « convergence » de leurs économies comme diraient Mundell ou Krugman…  dans le cas contraire, laisser à une super-structure le soin d’apporter la croissance dans des pays différents revient à croire qu’il est plus facile de résoudre des problèmes complexes et différents lorsqu’on a moins d’information et un seul outil que de laisser chacun adopter sa propre solution en fonction de sa connaissance du terrain. Bref, une négation du principe de subsidiarité.

Deuxième point étonnant, les solutions à la dette des Etats. Jacques Attali en référence 8, parmi lesquelles l’inflation, la hausse de la fiscalité, la guerre et la croissance.

Ici, nous ne pouvons que remercier la finesse de cette analyse…

Comme nous le répétons dans chaque article, la fiscalité c’est taper encore plus sur les entreprises, donc redresser les finances de l’Etat au détriment de l’emploi et de la compétitivité privés ; l’inflation c’est accepter d’être la proie des investisseurs étrangers et de payer nos importations encore plus cher, une bonne solution à condition d’être compétitif, ce qui n’est pas le cas de pays de l’UE (à part l’Allemagne…) ; la guerre, inutile d’en parler !

Alors il ne reste plus que la croissance et ici, la solution est sans appel : rigueur des Etats, stabilité de l’Euro et promotion de l’entreprenariat privé (on a jamais vu de croissance sans entrepreneurs…)

Enfin, une conclusion réellement choquante de la part d’un esprit au fait de la situation macroéconomique : l’euro doit être protégé car il est surexposé aux attaques anglo-saxonnes qui ont intérêt à ce qu’il s’effondre !

Une opinion qu’il est difficile de partager lorsqu’on pense que, en cas d’effondrement de l’euro, les investisseurs sur les marchés financiers se tourneraient immédiatement vers les autres pays les plus endettés, c’est à dire les Etats Unis et l’Angleterre pour montrer leur manque de confiance dans leurs devises… Le moyen le plus efficace de sauver les économies anglo-saxonnes est donc que l’euro survive et surtout pas le contraire…

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RÈseau LHC

Encore un site d’économie ?

Les économistes sont restés dans leur tour d’ivoire depuis trop longtemps, au point qu’aujourd’hui ils sont accusés de tous les maux et ne trouvent plus de place pour s’expliquer. Trop abstraite, trop complexe, incapable d’expliquer les phénomènes actuels, voilà la conception qu’a l’individu lambda de l’économie. Ce blog a pour but de réconcilier cette discipline simple, vivante et intuitive avec ceux qui s’interrogent sur les problèmes que posent nos économies globalisées. Ici, pas de mathématiques, pas de grands discours ni de suites incompréhensibles de statistiques. Nous ramenons l’économie dans la réalité qu’elle n’aurait jamais du quitter…