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Les faits de société à travers le prisme de l'économie…

Délits d’initiés à Wall Street

FBI launches insider trading probe into major US hedge funds

According to the Wall Street Journal, investigators are looking into multiple insider-trading rings that reaped millions

The FBI has begun what is expected to be a far-reaching probe into insider trading with raids on hedge funds linked to some of Wall Street’s most high-profile and wealthiest players.

The sweep – which began with armed agents raiding the Connecticut offices of Level Global Investors and Diamondback Capital Management, both multibillion dollar hedge funds set up by former managers at Steve Cohen’s SAC Capital Advisors – is already affecting stocks: a collective $15bn was wiped off the valuations of Goldman Sachs, Morgan Stanley, Citigroup, Bank of America and JP Morgan Chase.

According to reports published in the Wall Street Journal, investigators from several law enforcement and regulatory agencies are looking into multiple insider-trading rings that reaped millions in illegal profits. An FBI spokesman confirmed last night that the agency was executing « court-ordered search warrants », but declined to elaborate.

One focus is whether proprietary information is being passed from companies to hedge funds by network of independent analysts and consultants.

The investigation is being directed by Manhattan US Attorney Preet Bharara. He said last month it was his belief that « illegal insider trading is rampant » on Wall Street and « the people who are cheating the system include bad actors not only at Wall Street firms, but also at Main Street companies. » Bharara continued: « Unlawful insider trading … is an affront not only to the fairness of the market but also to the rule of law. »

Industry figures already directly affected by yesterday’s raids include SAC veteran David Ganek, a prominent New York art collector and manager of Level Global. A spokesman for the firm confirmed the raids had taken place. « We are cooperating fully with the authorities and, at the same time, we are fully operational and continue to work diligently for the benefit of our investors. »

Agents also executed a search warrant at Loch Capital Management in Boston. Loch’s director’s, Tim and Todd brothers, are acquaintances of Steven Fortuna, a hedge-fund manager who pleaded guilty in an insider trading probe centred on the Galleon Group and is now a co-operating witness.

According to reports, the investigation also includes the major industry players SAC, Citadel Asset Management, and mutual-fund firms Janus Capital Group, Wellington Management Co. and MFS Investment Management, Deutsche Bank, UBS, and Prudential Securities.

The biggest stock holding of Diamondback, one of the firms raided and run by Rich Schimel, Lawrence Sapanski and Chad Loweth, is a 5.8% stake in Virgin Media, the UK pay-television company.Jacob Frenkel, a former federal prosecutor and lawyer with the SEC, noted to the Journal that it is a measure of the government’s seriousness that it has « opted not to issue grand jury subpoenas but instead use the search warrant process. »

The raids are not entirely a surprise. Over the weekend, the Journal reported a significant bust was expected. A California research analyst John Kinnucan had warned several of the firms that he’d been approached by « two fresh faced eager beavers from the FBI » who invited him to wear a wire-tap and to help the investigation into insider trading. Investigators told Kinnucan they wanted to tape his calls with is hedge-fund giant SAC. Kinnucan wrote he « declined the young gentleman’s gracious offer to wear a wire and therefore ensnare you in their devious web. »

 

Source : The Guardian

 

 

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Un prélèvement bancaire pour inciter à la responsabilité ?

Les trois grands d’Europe sont d’accord pour mettre en place un nouveau prélèvement bancaire visant à obliger les banques à contribuer aux risques qu’elles prennent. A présent, ils désirent le faire adopter par le G20.

Cela pose deux problèmes majeurs : tout d’abord, la solution d’un prélèvement bancaire pourra difficilement être considérée comme une mesure efficace dans l’ensemble des pays alors que leurs situations sont différentes ; en effet qu’aurait à gagner le Canada dont les banques s’en sont mieux sorties et ne méritent donc pas les mêmes « sanctions » que ces homologues européennes ? De plus, n’est-ce pas hypocrites d’accuser les banques alors qu’elles sont allègrement utilisées par les Etats pour financer leurs dettes puisqu’elles sont autorisées à n’avoir aucun fonds propres pour représenter les acquisitions d’obligations d’Etats, considérées comme non risquées ? Les banques seraient donc taxées, non parce qu’elles prennent des risques inconsidérés mais parce qu’elles participent à l’action irresponsables des gouvernements ! Voilà le meilleur signe du manque de confiance légitime qu’on peut avoir en l’Etat aujourd’hui.

Par ailleurs, quand bien même la crise actuelle serait le fait de l’avidité des banques, comment un prélèvement pourrait les inciter à changer de comportement ? Finalement qui paiera ce prélèvement ? Lorsqu’un nouvel impôt, quelle que soit sa nature, est mis en place sur une entreprise, les coûts supplémentaires sont répercutés sur les consommateurs. Dans le cas des banques, ce sont donc les clients qui paieront…

Finalement, peu importe le rôle des banques dans la crise actuelle, un nouveau prélèvement irréfléchi, tel qu’il est proposé aujourd’hui, ne règlera rien. Abandonnons la politique « nirvana » de penser que chaque problème à une solution fiscale…

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Henri de Castries sur la Réglementation

Voici l’interview d’Henri de Castries, PDG d’AXA par le magasine Le Temps.

«Notre modèle de réussite, c’est le modèle suisse, fait de fédéralisme et de discipline»

Henri de Castries, 55 ans, préside le conseil d’administration du groupe français AXA depuis le 29 avril 2010 et la direction générale depuis dix ans. Axa est le plus grand groupe européen d’assurances. Il compte 216 000 collaborateurs dans le monde, et a réalisé en 2009 90 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 3,6 milliards d’euros de bénéfice. Rencontré à Bordeaux, où AXA a invité la presse, Henri de Castries a répondu aux questions du Temps et du Tages-Anzeiger. Le groupe tenait son assemblée générale lundi.

Le Temps: Si la réglementation financière s’accroît, quel en sera l’impact?

Henri de Castries: J’ignore ce que signifie une plus forte réglementation. Elle doit s’améliorer, mais pas s’accroître. La crise est aussi celle de la réglementation. Elle n’a pas aidé à sa résolution, spécialement dans le secteur bancaire.

– Les marchés boursiers ont sanctionné les assurances depuis la crise de l’euro, non?

– Certes, mais faut-il changer la réglementation parce que les actions baissent?

– Non, mais est-ce que cela suppose que le risque des actions d’assurance est plus élevé qu’on ne le pense?

– Cela signifie plutôt que les marchés pensent que les bénéfices des assurances seront inférieurs aux attentes. Il est possible que les marchés se trompent. Mais des cours plus bas en bourse ne doivent pas conduire à une réglementation accrue

Notre action valait 6 euros en mars 2009 (ndlr: plus de 13 euros lundi). Etait-ce correct? Nous n’avons pourtant pas eu besoin de nouveaux capitaux. Le niveau de l’action exprimait uniquement les craintes des investisseurs. Nous sommes dans un secteur à long terme, mais la volatilité à court terme peut être élevée.

– De très grands groupes ont mal géré leur communication pendant la crise. Quel enseignement en tirez-vous?

– Il faut être beaucoup plus actif, faire confiance aux employés et renforcer la coordination. A l’image de la différence entre un paquebot et le rafting, un système très hiérarchisé et vertical ne fonctionne pas dans un environnement où le changement est rapide. Chacun doit pouvoir prendre rapidement une décision sans attendre un patron très éloigné. L’efficacité se nourrit de la décentralisation des décisions associée à un contrôle de qualité.

– La décentralisation, ce n’est pas très français, non?

– C’est possible. Nous appliquons un système fédéral, comme la Suisse. Notre modèle de réussite, c’est le modèle suisse, fait de fédéralisme et de discipline. Je rappelle que la Suisse a gagné toutes ses guerres contre les Français.

Beaucoup d’entreprises françaises ont un modèle différent du nôtre. AXA est relativement jeune, même si nous avons racheté plusieurs sociétés avec une longue tradition. La vision présentée par Claude Bébéar (ndlr: le fondateur du groupe) a toujours été de développer au plan mondial une stratégie de croissance qui respecte les différences culturelles. Aujourd’hui 80% de nos clients ne sont pas Français et 80% de nos employés ne sont pas Français.

– Quel est pour un assureur comme AXA l’enseignement à tirer de l’accident de BP aux Etats-Unis?

– Si vous avez une marque mondiale et si vous rencontrez un problème en un endroit, vous serez touché dans l’ensemble de votre réseau. AXA n’avait pas assuré cette activité, parce que ce n’est pas un type de risque que nous souhaitions prendre.

– Comment se développe la Suisse, à votre avis?

– L’économie suisse, à quelques exceptions près, a bien résisté durant la crise. La dette publique est inférieure à bien d’autres pays. La question porte sur le modèle de place financière dans l’environnement qui prévaudra dans 10 ou 20 ans, notamment avec un contrôle accru de la fiscalité et un moindre afflux de fonds des pays voisins.

La Suisse pourra s’en sortir grâce à la bonne réputation de ses banques. D’ailleurs, les contrôles fiscaux accrus ne devraient pas causer des problèmes majeurs aux banques suisses. La compétitivité du pays est un atout majeur.

Pour lire l’interview sur le site original, c’est ici.

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Frau Merkel, Démolissez le Mur !

Voici un article (traduit) du Professeur Don Boudreaux, envoyé au Washington Post

Accusant les «spéculateurs » et « l’avidité des investisseurs » du déclin de l’euro, le gouvernement allemand a imposé de nouvelles taxes et réglementations pour restreindre sévèrement la spéculation (« German lawmakers approve euro rescue package », 21 Mai).

Chacune de ces restrictions est au capital ce que le Mur de Berlin était aux hommes : un obstacle destiné uniquement à protéger les gouvernements répressifs et irresponsables des conséquences de leur irresponsabilité et de leur oppression.

En limitant par la force, la capacité des hommes à fuir un régime tyrannique, le Mur de Berlin ne combattait qu’un symptôme – la fuite des peuples – de la faillite du gouvernement d’Allemagne de l’Est.

De même, en limitant par la force, la capacité des investisseurs à vendre des biens financiers, les nouvelles restrictions allemandes sur le capital ne combattent qu’un symptôme – la fuite des capitaux – de l’imprudence des politiques économiques menées par le gouvernement allemand.

Sincèrement,

Donald J. Boudreaux

Retrouvez les lettres quotidiennes de Don Boudreaux sur Cafe Hayek

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RÈseau LHC

Encore un site d’économie ?

Les économistes sont restés dans leur tour d’ivoire depuis trop longtemps, au point qu’aujourd’hui ils sont accusés de tous les maux et ne trouvent plus de place pour s’expliquer. Trop abstraite, trop complexe, incapable d’expliquer les phénomènes actuels, voilà la conception qu’a l’individu lambda de l’économie. Ce blog a pour but de réconcilier cette discipline simple, vivante et intuitive avec ceux qui s’interrogent sur les problèmes que posent nos économies globalisées. Ici, pas de mathématiques, pas de grands discours ni de suites incompréhensibles de statistiques. Nous ramenons l’économie dans la réalité qu’elle n’aurait jamais du quitter…